Secteur pétrolier

 

L’extraction du pétrole en Mauritanie a démarré en février 2006 et le pays est vite devenu le sixième plus grand Etat producteur de pétrole d’Afrique. Comparé à d’autres pays africains, les 310 millions de barils de réserves attestés et probables de la Mauritanie (PPR) sont plutôt modestes. D’une production journalière de 54 000 bpj en 2006, la production a baissé au niveau actuel de 6000 bpj, totalement extraite de la zone offshore  de Chinguetti.

Deux importants bassins sédimentaires séparés par la chaîne de montagne mauritanienne érodée  contiennent les réserves de pétrole de la Mauritanie : (i) le Bassin intracartonique de Taoudéni à l’est du pays, qui couvre une zone de plus de 600 000 km2 ; et (ii) le Bassin côtier sénégalo-mauritanien qui couvre toute la côte mauritanienne (nord-sud, environ 750km et 600km est-ouest) avec une zone de plus de  260 000 km2, qui inclut quelques 190 000 km2 offshore.

L’exploration et l’exploitation du pétrole et du gaz en Mauritanie, impliquent des entreprises conjointes entre la Société Mauritanienne des Hydrocarbures (SMPH) contrôlée par le gouvernement mauritanien. La SMPH, société nationale créée en 2005 est placée sous la tutelle du Ministère de Pétrole et elle a pour objet « l’exploration, le développement, la production et la commercialisation de pétrole et de gaz sur tout le territoire…… »

La présence d’opérateurs expérimentés du secteur pétrolier et gazier de la Mauritanie, notamment quelques rares “poids lourds” de l’industrie, est la preuve du dynamisme du secteur dans cette entreprise qui évolue rapidement. Parmi eux on compte le Petronas malaisien, Total français, Repsol espagnol, Sonatrach algérien, Dana Petroleum basé au RU, et Tullow Oil Irlandais.

Petronas, qui opère dans la zone de Chinguetti (la seule zone actuellement), a investi de manière significative dans le sondage de recherche pour confirmer la présence de réserves de pétrole et de gaz naturel dans les blocs qui lui sont attribués.

Le  Fonds National des Hydrocarbures (FNRH) en Mauritanie est    constitué par « l’ensemble des revenus de l’Etat provenant directement ou indirectement  des activités dans le secteur en amont des hydrocarbures, en particulier dans les domaines de l’exploration, du développement, de l’exploitation et de la commercialisation ».
Le FNRH est un compte offshore ouvert à la Banque de France au nom de l’Etat mauritanien ; Le fonctionnement du FNRH est placé sous la supervision d’un Comité National de Suivi des Revenues des Hydrocarbure (CSNRH) et géré par la Banque Centrale  de Mauritanie. Le CSNRH publie un rapport sur la production, l’exportation et les recettes pétrolières, disponible sur le site internet du trésor Public ( www.tresor.mr ). Le FNRH abonde régulièrement Compte du Trésor Public par des tirages réalisés dans la limite des montants inscrits annuellement dans la loi des finances.

La mise en exploitation du premier puits en 2006 a suscité, au sein de la société mauritanienne, tout autant d’espoirs pour l’économie du pays que de craintes liées aux environnementales de cette nouvelle activité. La production  offshore suscitent un nouveau défi que les autorités tentent de relever en voulant conciliant son exploitation avec les intérêts indéniables de la pêche et de la production de la biodiversité marine et côtière. Or, l’exploration et l’exploitation pétrolière et gazière, quoique rapportant des recettes additionnelles à l’Etat, ne sont pas sans risque.  En effet, ces activités ont un impact sur un environnement maritime et côtier déjà soumis à la pression des activités du secteur de la pêche, du transport maritime et du développement urbain et industriel côtier.

Le Programme «Biodiversité, Gaz, Pétrole» (BGP) ( www.notremerprofonde.org )se joint aux efforts du comité ITIE pour créer les conditions permettant aux industries extractives de contribuer au développement durable et équitable du pays. La protection de la biodiversité forme, en effet, avec la transparence financière et l’investissement dans le développement économique et social, l’un des principaux piliers d’un développement durable

La carte des blocs

Cadre juridique:

CEP type définitif - 23 octobre 2011

Loi 2011-044 modifiant le code

Code des Hydrocarbures 1
Code des Hydrocarbures 2

Décret n°2014-001/PM